28 May, 2026

Confessions religieuses en RDC: des acteurs clés pour promouvoir une alimentation saine et durable


En République Démocratique du Congo, les confessions religieuses occupent une place centrale dans la vie sociale et communautaire. Grace à leur influence morale et à leur proximité avec la population, elles constituent des acteurs clés dans la promotion de comportements favorables à la santé, notamment en matière d’alimentation saine et durable.


Face à la persistance de la malnutrition, des carences alimentaires et à la consommation croissante d’aliments peu nutritifs dans plusieurs régions du pays, les églises et autres communautés religieuses ont une responsabilité importante à assumer. Elles peuvent contribuer à transformer les habitudes alimentaires en intégrant des messages de sensibilisation dans les sermons, les enseignements religieux ainsi que dans diverses activités communautaires.


Le pouvoir d’influence des leaders religieux


Selon le pasteur Mushagalusa, Délégué des confessions religieuses au Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, les leaders religieux bénéficient d’une écoute attentive et d’un profond respect au sein des communautés. Leur parole exerce ainsi une influence réelle sur les choix et pratiques alimentaires des familles.


Ils peuvent encourager la consommation d’aliments locaux, naturels et équilibrés, tout en sensibilisant la population aux risques liés à l’excès de sucre, de sel et de matières grasses.


« Les confessions religieuses peuvent aller au-delà de la sensibilisation en menant des actions concrètes. Il s’agit notamment de la mise en place de jardins communautaires, de l’organisation de campagnes de sensibilisation nutritionnelle ainsi que du soutien aux personnes vulnérables à travers des programmes d’assistance alimentaire », explique-t-il.


En mai 2026, le pape Léon XIV a invité les grands comme les petits producteurs à lutter contre le gaspillage alimentaire afin de garantir à tous un accès à une alimentation de qualité, rapporte Vatican Info.


Dans son intention de prière, le souverain pontife a appelé à transformer la logique de la consommation égoïste en une culture de solidarité.


« Que nos communautés promeuvent des gestes concrets : campagnes de sensibilisation, banques alimentaires et un style de vie sobre et responsable », a-t-il exhorté.


Une responsabilité partagée pour un impact durable


Selon une Sœur religieuse du Sud-Kivu ayant requis l’anonymat, cette responsabilité ne peut reposer uniquement sur les institutions religieuses. Elle doit être partagée avec d’autres acteurs essentiels, notamment l’État, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers.


Pour elle, une action concertée permettrait de renforcer l’éducation nutritionnelle et de promouvoir des politiques publiques favorables à une alimentation saine et accessible à tous.


Ainsi, en s’impliquant activement dans la promotion d’une alimentation saine et durable, les confessions religieuses en RDC s’affirment comme de véritables moteurs du changement social, capables de contribuer durablement à l’amélioration de la santé et du bien-être des populations.


Maguy Ombe/ Chargée de communication

 

oxpins