03 Jun, 2026
Dans le cadre du Programme des Systèmes Alimentaires Durables des Villes, la Ligue des Consommateurs des Services au Congo-Kinshasa, LICOSKI, a organisé, le 28 mai 2026 dans la salle de réunion du CCC Les Bons Samaritains, un dialogue entre acteurs venant de différents secteurs autour du cahier des charges des consommateurs des produits alimentaires et du plan de sa mise en œuvre.
Cette initiative intervient dans un
contexte marqué par les défis liés à l'assainissement de l'écosystème
alimentaire local. A travers cette démarche, la LICOSKI entend promouvoir un
débat scientifique, professionnel et social sur le système alimentaire plus
sain, résilient, inclusif, transparent et durable dans les milieux urbains et
scolaires en RD Congo.
Un
outil stratégique pour une alimentation saine et nutritive
Pour la LICOSKI, la gouvernance
alimentaire durable nécessite des outils concrets capables d’orienter les
pratiques de production, de conservation, de distribution, d’approvisionnement
et de consommation. Le cahier des charges des consommateurs est présenté comme
un document stratégique destiné à refléter les attentes des consommateurs et à militer
pour le renforcement de l'encadrement du processus de production locale et du
contrôle rigoureux des produits alimentaires importés.
Ce document devra également formuler
des recommandations à l’endroit des pouvoirs publics, des fournisseurs et des
consommateurs afin de renforcer la responsabilité collective autour des
questions alimentaires.
Une
mobilisation collective en faveur du consommer local
L’initiative vise à promouvoir une
alimentation saine, nutritive, locale et durable qui passe absolument par la
promotion de la transparence, de la traçabilité et de la qualité des produits
alimentaires. Elle entend aussi soutenir les producteurs locaux grâce à une
participation plus active des consommateurs, notamment à travers la campagne « Produisons et Consommons Local ».
Le plan de mise en œuvre définit les
actions prioritaires, précise les responsabilités des parties prenantes et fixe
un calendrier d’exécution des activités y afférentes. A l’issue du processus,
plusieurs résultats sont attendus, notamment une version du cahier des charges
enrichie, la définition des critères applicables aux aliments et aux
fournisseurs ainsi que le lancement d’une dynamique durable pour une
alimentation durable et accessible.
Le dialogue a réuni autour d'une
table les acteurs de différents horizons (journalistes, consommateurs,
religieux, agripreneurs et producteurs locaux, scientifiques et agents de
développement, dans le but de renforcer la concertation autour de la
gouvernance alimentaire dans les milieux scolaires et dans tous les autres
milieux de vie.
Maguy
ombe/ Chargée de Communication